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La pêche blanche pour les nuls

La pêche blanche pour les nuls
06 février 2020

« Ah! que l’hiver tarde à passer, quand on le passe à la fenêtre… » C’était une chanson de Pauline Julien, à la fin des années soixante. Mais c’est encore vrai aujourd’hui : pour aimer l’hiver, il faut se secouer et aller l’affronter de plein fouet. C’est ce que j’ai décidé de faire, dimanche dernier, en organisant une journée à la pêche blanche.

J’ai de lointains souvenirs de pêche, dans une chaloupe, avec mes parents. Mais la pêche blanche? Non, je n’avais jamais essayé encore. Vraiment, ça manquait à ma culture de Québécoise! J’ai donc invité quelques novices, comme moi, à se joindre et les ai assurés que je m’occupais de tout.

Fort bien. Mais par où commencer, quand on n’y connaît rien?

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Ronald Lauzon, à l’accueil du Centre de pêche Ronald Lauzon & Fils.

Trouver le bon endroit

Tout d’abord, il faut trouver un centre de pêche reconnu. J’ai choisi le Centre de pêche Ronald Lauzon & Fils. Ils ont une trentaine d’années d’expérience.  C’est sécurisant. Ils proposent des forfaits qui incluent tout le nécessaire : la cabane, le bois de chauffage, les cannes à pêche, les appâts, la cuillère à glace… et même les trous, frais faits devant vous! (Malheureusement, ils ne fournissent pas les poissons.)

Se familiariser avec le vocabulaire

Ici, les cannes à pêche sont des brimbales ou des dandinettes. La brimbale est une canne qui repose sur un piquet d’où elle bascule lorsqu’un poisson mord, alors que la dandinette (jigger, en langage familier) est une canne que l’on tient dans ses mains et qu’on agite doucement pour donner du mouvement à l’appât.

Se renseigner sur la réglementation

Il faut se procurer à l’avance un permis de pêche. Si on veut simplement s’initier, il est possible d’obtenir un permis de 3 jours au coût modique de 13.04 $. Les permis sont disponibles dans les points de vente répertoriés ici : vente de permis.

De plus, le nombre de prises et la taille des prises, pour certaines espèces, sont réglementées selon la zone. Nous sommes ici dans la zone 8. Voici la réglementation pour nous : réglementation-zone8 . Petit conseil : si vous ne savez pas distinguer un doré jaune des autres poissons, allez jeter un coup d’œil sur internet, car le doré jaune doit être remis à l’eau s’il ne mesure pas entre 37 et 53 cm.

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Taquinage de poisson à la brimbale!

Préparer les indispensables

Tradition oblige, il faut prévoir de petits boires réconfortants. J’avais donc préparé deux types de breuvages chauds : un toddy et un vin aux épices. D’un avis unanime, mes invités ont préféré le vin. Je vous refile la recette ici : vin-chaud-épicé. Vraiment délicieux!

Également, juste au cas où la chance serait de votre bord, il est judicieux d’apporter un couteau bien affûté, une planche à découper et une glacière. Dans le cas contraire, vous serez content d’avoir prévu des jeux. Un jeu de Yum, par exemple, se traîne facilement et se joue sans même avoir besoin de table.

Voilà, j’étais bien préparée. Et enfin dimanche est arrivé! Une journée de pur bonheur, de moments tout simples.

Se retrouver tous ensemble, sentir le bon feu de bois dans notre cabane, prendre le temps d’échanger les dernières nouvelles, et puis sortir « taquiner le poisson ». Se retrouver sur la glace, dans le silence hivernal, fouetté par le vent, la tête penchée vers un trou. Puis rentrer se réchauffer le temps d’une partie de Yum. Retourner sur la glace « taquiner le poisson ». S’imaginer qu’il rit, le poisson, et qu’il aime ça, se faire taquiner. Et puis se dire, après plusieurs heures… qu’il rit de nous, sapristi! Car il n’a jamais mordu.

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Notre cabane, numéro 48. Très confortable pour 6 personnes

Philosophe, je relis l’avertissement imprimé en grosses lettres dans la magnifique brochure de Forêts, Faune et Parcs Québec, disponible à l’accueil du Centre : « Rappelez-vous que les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas. Une mauvaise journée de pêche peut être suivie par une excellente, et ce, sur le même site et avec les mêmes leurres… » D’accord. On se reprendra.

Colette Lebel

Colette Lebel

Colette est une communicatrice passionnée, curieuse et aventurière de nature. Bien qu'elle habite Vaudreuil-Dorion depuis une vingtaine d'années, elle a toujours travaillé à Montréal, comme agronome spécialisée en éducation coopérative. À l'aube de la retraite, elle a désormais envie de se recentrer davantage sur son milieu de vie pour le redécouvrir et partager, avec ses lecteurs, son amour pour la si belle région de Vaudreuil-Soulanges.

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